mardi 5 février 2013

Des supers héros...

A titre vraiment exceptionnel, selon mon humeur, ma disponibilité et le challenge que cela peut générer, je peux - tout ça sur la base d'un malentendu cela va de soit - créer à la demande des cartes d'anniversaire. Et vendredi... ben vendredi... je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais en 1h deux demandes pressantes (dans les délais) et... intéressantes. Par intéressantes, j'entends le travail et la conception que cela représente. Et puis il y a le plaisir de faire pour ceux qu'on suit ou qu'on connait ou les deux d'ailleurs. C'est le principal, je pense.
A vrai dire, j'ai déjà fait des cartes personnalisées et même des affiches à partir de celles réalisées précédemment et vu sur ce blog et certaines en téléchargement. J'ai traité pas mal de demandes, et très souvent cela devait fonctionner sur un troc. Oui j'emploie l'imparfait parce que justement rien n'est parfait car... je me suis souvent fait avoir et comme je suis une buse je n'ai jamais rien réclamé. Donc là maintenant pour me punir je vais aller me claquer les doigts dans la porte. VLAN! voilà ça c'est fait mais j'ai un peu de mal à écrire là maintenant tout de suite. Bref, tout cela pour vous dire que la corbac est un peu désabusée mais malgré tout enthousiaste et continue de jouer avec sa palette. Un échange c'est dans les deux sens que je l'envisage, je passe beaucoup de temps sur mes graphismes, mes tutos... et je partage. Toujours gratuitement jusqu'à présent. Je dois également dire que certaines personnes ne savent pas non plus dire merci ce qui me semble parfois juste être la base. MAIS laissons ce sujet de côté, je n'ai pas du tout envie de lancer un débat car heureusement il y a toutes celles qui me remercient (merci pour cela) et celles qui me remercient et me gâtent en plus, trop cooooooooooool. Mouah Mouah mouah! Love! Je ne cite pas de noms elles se reconnaîtront très bien toutes seules!. 


Dans le genre de ceux qui disent vraiment MERCI il y a Emilie de Batman et Bobines. Limite si elle n'a pas inondé mon ordi quand j'ai ouvert ma messagerie. Elle m'a contacté vendredi dernier pour savoir si je pouvais lui réaliser une carte playmo thème supers héros pour les 6 ans de son mini-héros... Mais biensur... pour le 16 février... mouais mouais mouais... OUACH, les boules! bon okay! Donc ben les playmo supers héros il a fallu les créer de toutes pièces enfin ici de tous traits. Une dédicace pour Loulou qui s'est bien occupé des filles pour me laisser du temps ce week-end. Merci à toi Emilie de m'avoir fait confiance surtout que je sais maintenant l'importance que cela revêt. Ah au fait... si vous vous demandez ce que j'ai demandé en échange... ben une surprise!!! Mais laissons cela de côté puisque ce n'est pas d'actualité. Voici la carte pour Emilie, nom, lieu et tel sont faux naturellement car qui pourrait croire que le fils de Batgirl s'appelle Boris.



HEY!!!! Check Wonder Woman était une blogueuse d'avant l'heure, avec ses étoiles sur son slip!!! 

Puisque la carte existe... autant vous la faire partager plus des bonus qui vont avec et qui séduiront peut-être vos p'tits gars... RDV mercredi puisque c'est le jour des enfants!

vendredi 1 février 2013

Défi Pink.. so snif!

Ce jeudi était une journée bien remplie. Réveillée à 3h... à 4h... à 6h... se préparer et se déguiser en fille...  voir la tronche de Minouche et se dire que j'ai un don de voyance: je calle au cas où un RDV chez le doc pour elle... un entretien d'embauche prévu le matin ... vroum vroum balancer Chifoumi chez sa nounou...vroum vroum traverser Nantes... entretien... série de tests... Tut Tut tut Alerte Alerte... en plein milieu du test: un exercice incendie... ça n'arrive qu'à moi... une fois que les tests sont bouclés vite vite vite vroum vroum vroum transversale de Nantes pour un déjeuner avec Sandra: Mam'zelle Fourmi... rhaaaaaaaa pause... blablabla... hooooooooooooo c'est trop beau ces tissus: j'achète!... (note pour plus tard: déjeuner avec Sandra à l'extérieur de chez elle!!!!) ... 15h30 vroum vroum retraverser Nantes... chope au passage le carnet de santé... vroum vroum chope Chifoumi chez la nounou... vroum vroum chope Minouche à l'école... vroum vroum chez le doc... ha oups 20mn d'avance... je fais une pause por favor... verdict du doc: Grippe et Otite... rhaaaaaaaaa rhaaaaaa rha...... pharmacie... vroum vroum maison... prise tempé: 40°! pyjama, il est 18h mais hop au lit! regarder Chifoumi et se dire que elle aussi va y passer... pffffffffffff

Se dire aussi que ce vendredi c'est la remise du défi PINK organisé par La courte pièce: Paups et Lexie'tation de la création... et je n'ai rien fait. What a shame! Mais hé ho hein bon! en ce moment "j'essaye" (oui je mets des guillemets) de faire en sorte que ma priorité soit la recherche d'emploi... et dès que j'ai un entretien, je ne pense plus qu'à cela, la couture est off sinon je SAIS que je laisserai tenter. Oui je suis faible. Donc ben pour ce défi Pink rien à montrer... snif! Je passe... pour cette fois ! Next time girls?

MAIS quand même je mets du Pink sur ce post avec les beaux tissus achetés chez Sandra la Mam'zelle fourmi: Liberty Mitsi rouge/Rose, Liberty Ellie ruth rose, Batiste uni fushia FDS... (et que j'ai mis 3 semaines à aller chercher chez elle) Est-ce que ce n'est pas là la promesse de futures cousettes so guimauve?


PINK POWER 

jeudi 31 janvier 2013

Mieux vaut tard...

Notre carte de voeux 2013 était ready depuis 15 jours, il ne restait plus qu'à l'imprimer mais hein bon entre l'opération de Loulou et le reste par vraiment eu le temps de l'imprimer. Pas moyen non plus de vous la montrer sans que famille et amis la découvrent. N'empêche j'ai les boules parce que non seulement on est à la bourre comme tous les ans mais surtout à force de me plaindre j'en ai reçu quelques une cette année dont une faites avec les mimines d'une copine qui semble s'être mise au craft tampon et cie... je suis sur le postérieur!!!! Alors vas-y La Rockeuse tu déchires!

Voici la notre qui je l'espère sera arrivée avant le 31/1...



mardi 29 janvier 2013

T'es pas cap'

Posez votre tasse, votre mug, votre bol ou votre coca... avalez. Ça vaut mieux car je n'ai pas d'assurance pour les dégâts que j'occasionne sur vos ordi, ipad ou iphone...

Once upon a time (22 oct 2012), Aude de Rue des mûres postait des photos hypra naturelles de sa louloute dans la belle tenue qu'elle venait de lui coudre. Tout à commencé par mon commentaire:
* C'est superbe et c'est surtout les poses de ta fille qui me font rire!!! On a toutes les mêmes...
* Aude me répond: c'est dommage que les adultes perdent leur naturel de petite fille sur les photos finalement. ce serait tellement plus drôle!!!

HAHAHAHAHA... j'ai flairé le défi!!! non parce que dans la vie il n'y a pas que les défis couture et justement avec Minouche en ce moment TOUT marche au "t'es pas cap de" dont mon favori: "t'es pas cap de finir ton assiette"... ça marche à tous les coups!
Bref Aude a accepté de se prêter au défi du T'es pas cap de te prendre en photo comme si t'étais une gosse de 6 ans. 

Je vous avais parlé de ma Sasa de Blousette Rose et j'avais dit que je vous la montrerai portée. Et bien nous y sommes. Papa, Maman, pardon. Futur employeur saches que c'est un simple échantillon de ma folie douce que tu vois là. Loulou... heureusement que tu m'aimes comme je suis. Ici gît ma carrière politique avortée.


Pose Claudette! 


Pose "je veux pas la faire ta photo pourrie!"


Pose "Qu'est ce que je vais bien pouvoir coudre ce week-end?"


Pose HAKA


Pose "Tu sais ce qu'il te dit le cassis?"


 Pose "non mais c'est du n'importe quoi cette séance photo!!!"


 Pose Barbie constipée


Pose sensuelle: "youhou chériiiiiiiiiiii"


Pose Barbie déconstipée


Voilà voilà... que dire de plus si ce n'est que j'ai hâte de voir les photos de Aude: clic clic
Ah si je sais quoi dire de plus, je crois que cela fait un bien fou de ne pas se prendre au sérieux. C'est sans doute ce qui me définit le mieux et c'est là marqué noir sur blanc en bas du blog depuis septembre 2010.
Sinon... vous... vous êtes CAP???
(parce que ça c'est pas un défi de gnognotte)

* trad: "c'est à toi de voir"



lundi 28 janvier 2013

Je t'aime

Non non non... promis rien à voir avec une harlequinade. C'est bon j'ai ma dose et vous aussi je pense. Non non, on revient au classique: parlons couture et du patron de Blousette rose: Thalii en version Je t'aime. J'ai acheté ce patron de tunique au dernier salon MCI, un 3 en 1 qui me séduisait. J'avais biensur envie de la coudre dès mon retour à la maison mais vous savez comment c'est: on se fait des plans sur la comète sur le chemin du retour et pffff  passé le seuil de la maison, la comète s'est évaporée dans une autre galaxie. Bon et puis finalement,  certaines d'entre vous diront que j'ai retrouvé mes esprits parce que coudre une robe bain de soleil en plein janvier, ce n'était pas raisonnable. 


A propos de cette tunique:
explications très claires, pas trop gourmande en tissu, facile à réaliser.
Je l'ai réalisé en 6 ans pour Minouche qui doit être bizarrement fichue (telle mère telle fille) puisque les manches sont trop longues (2 tours quand même).  Mais j'aime beaucoup. Et j'aime aussi beaucoup me dire que je suis quelqu'un qui regarde vers l'avenir en cousant des vêtements toujours un petit peu trop grands pour ma douce.








Tissu Anna Ka Bazaar, biais rose vif de mon stock, fil rose fluo fil 2000

vendredi 25 janvier 2013

Oh oui Bébé, vas-y plus fort!


Aller on revient au vouvoyement maintenant. Hier je vous ai laissé choir en vous disant que j'avais d'autres choses à vous dire et pas des moindres. Maintenant je peux vous dire la vérité: je vais écrire 5 livres chez Harlequin. Vous pourrez retrouver Joan et Bill dans une autre aventure encore plus édulcorée. Je compte sur vous pour faire grossir le tirage.

Ok, là je bluffe à mort, je ne vais rien écrire du tout même si je pense que franchement j'ai l'étoffe d'une écrivain de guimauve. Tout de même, je crois que je viens de faire la plus grosse introduction de ma vie et de l'histoire de la bloggo (battre un record en 2013, ça c'est fait) pour vous parler d'un livre:  Cinquante Nuances de Grey de EL James - on dit Fifty shades - que je suis entrain de lire. J'espère que vous comprenez l'ironie que je cultive quand j'ai commencé le premier post Guimauve Girl par "Il faut que je vous raconte une petite histoire."
Bref, cet été quand le livre a fait le buzz, j'ai aussitôt dit: "I WANT IT". Tu parles un livre de "cul", évidemment que ça m'intéresse. Du mummy-porn, voilà qui avait de quoi m'intriguer. Okay, je passe aux aveux je le voulais car c'était là une douce et étincelante promesse qu'à la lecture de ce livre j'allais enfin pousser la porte d'un magasin Marc Dorcel avec Loulou: string fendu, menottes à moumoute, martinet, boules de Geisha...  
Tant est si bien que lorsque le livre est sorti et bien j'ai oublié de l'acheter ce qui me fait penser à deux choses:
- 1 La com a fait un travail pourri, sinon je n'aurai pas zappé.
- 2 La couture m'occupe beaucoup trop l'esprit.

Enfin bref, j'étais très curieuse de ce livre surtout édité par Lattès, ce qui signifie pour moi que ce type de littérature érotique sortait enfin des éditions La Musardine. Ha oui c'est vrai que je vous ai laissé aux Harlequin et là je vous parle des Editions La Musardine comme si vous connaissiez. Cette maison édite des livres érotiques.  Bon partez pas du blog, je ne suis pas une sale perverse, juste une femme cultivée qui ne met aucune barrière à ses lectures et qui pense que les minots de 13 ans qui se matent des films de boules pour "apprendre" seraient plus inspirés de lire "Les exploits d'un jeune Don Juan" d'Apollinaire.
Mais passons Fifty shades of Grey  c'est Loulou qui me l'a offert pour Noël. Spécial dédicace: "t'es un coquin Loulou!!!"
Alors ce que je vais vous dire est très simple: Allez l'acheter, vous vous amuserez bien au lit ou sur le canapé et vous me remercierez. Attendez un peu, il faut que je vous précise que par amuser j'entends se marrer, rigoler, se poiler en pyjama tue l'amour. Oui parce que cette littérature là c'est de la franche rigolade. Non mais franchement mummy-porn???? really??? Je sais qu'ils sont puritains aux states mais là quand même??? Ils lisaient quoi avant? Yes-Yes (Oui-oui je traduis!)?  Sans déconner... 

Vous trouverez quoi dans le premier Tome? Oh ben c'est tout bête un Harlequin comme je vous l'ai servi depuis 2 jours avec en bonus des scènes cochonnes, mais bon pas trash non plus et en 3 tomes svp. Quand tu penses qu'il faut attendre plus de cent pages (probablement plus en fait) avant une scène, j'ai crié à l'imposture. Je me suis couchée à 3h du mat' pour ça que dale!

Donc c'est l'histoire d'Anastasia qui est hyper belle mais ne le sait pas, vierge à 21 ans, qui est brillante, qui sort de la fac et qui décroche un poste dans une maison d'édition en 2 CV. Hyper crédible! Anastasia va rencontrer Christian Grey sur la base d'un malentendu. Multimilliardaire, il avoue gagner 100000 dollars de l'heure, il est ombrageux et mystérieux. Jusque là, on est carrément dans l'intrigue d'un Harlequin. Je viens d'employer le temps "ombrageux" en parlant du héros, Why? parce qu'il souffre peut-être d'un dérèglement de la glande thyroidienne vu qu'il passe de Jean qui rit à Jean qui gronde. Oui gronde, parce que Christian c'est un gros coquin. Vous vous rappelez le séminariste dans Pédale douce? ben pareil sauf qu'il est hyper beau, bête de sexe, riche et qu'il aime mettre des fessées (avec la main, avec des règles en plexiglas...). Bref, Fifty-shade c'est basé sur le rapport dominant-dominé. Christian veut Anastasia sans concession, Anastasia se donne à lui mais elle n'aime pas se faire frapper même si cette cochonne admet le plaisir qu'elle prend dans "la chambre rouge de la douleur". Je ne peux pas encore vous parler du message de cette trilogie parce que je ne l'ai pas lu intégralement, mais il y en a un. Je le sais parce que je me suis documentée.

"Tu dis que tu n'arrêtes pas de rire en le lisant. Pourquoi?"
Il y a plein de raisons dont celle qu'effectivement on retrouve tous les clichés d'un Harlequin comme je te les ai énumérés auparavant. Toutes les bases sont là. C'est assez effarant. Lattès vient de vendre des milliers d'exemplaires d'un roman pompé sur les Harlequin. Vraiment c'est risible. Rajoute que le style est respecté: beaucoup de descriptions avec un usage quasi illimité du dictionnaire des synonymes.

Ensuite, je pense que la traduction en français n'arrange rien.
"Oh oui Bébé c'est trop bon"
Non mais là, moi je pense automatiquement à la réplique de Patrick Swayze dans Dirty Dancing : "On laisse pas Bébé dans un coin". Et non, non, NON je ne peux pas m'empêcher de me marrer. Et puis je décroche et j'imagine si Loulou me sortait un truc comme ça. Je crois que sincèrement je ne m'en remettrais JAMAIS. Et en plus je risquerai de lui faire pipi dessus (ce qui est loin d'être un fantasme pour nous deux, par contre j'ai un ami...). Bref, du "bébé" en veux-tu en voilà.
Dans Fifty Shades il est beaucoup question de Dieu vu le nombre de fois où l’héroïne Anastasia (un nom qui fini par un A comme par hasard) l'invoque, l'implore, le demande. "désolé, toutes nos lignes sont occupées, merci de patienter et n'oubliez pas que dans le but d'améliorer la qualité de nos services votre appel peut être enregistré".
Rajoutez l'usage intempestif de l'onomatopée OH: "oh oui c'est bon", "oh je jouis" "oh tu m'excites", "Oh Mon dieu" (Please hold on, we're trying to connect you), est assez risible.
Parfois il y a bien quelque trucs crus comme lorsque Christian Grey explique à Anastasia tout ce qu'il va lui faire  comme ci comme ça et qu'il finit par un "je vais te baiser la bouche". Chocking, hein! Ouais bon, dans Fifty shades c'est beaucoup de blabla, quelques détails que vous connaissez déjà si vous nevous appelez pas Joan, mais bon that's all !
Je vous promets c'est hilarant qu'une jeune vierge fasse l'amour 3 fois de suite le jour de son dépucelage, qu'elle jouisse à chaque fois d'orgasmes vaginaux. Et à chaque fois c'est pareil, 1 fois, 2 fois, 3 fois... et je ne vous parle pas de bagatelle, le grand jeu, la totale... 4 fois et peut-être même 5 dans la même journée.  Bon... je dois admettre qu'on a toute espéré un mec capable de faire ça... sorry les girls mais faudrait arrêter de lire des Harlequin parce que ça vous a grandement endommagé le cerveau. En effet, je vous explique.
Fiction = sexe, aéroplane, sexe, voile, sexe, déjeuner, sexe, dispute, sexe, dodo.
Vraie vie = sexe, dodo... ou parfois sexe, 12h de pause et resexe et dodo. Je me trompes?
Bref avec ces allégations sur une pratique incessante et sans essoufflement du sexe, ce livre est la bible des mythos ou en passe de le devenir comme l'atteste ce cas de divorce au Royaume-uni où une femme se sépare de son mari pour comportement déraisonnable (c'est légal chez eux) car il ne veut pas se plier aux exigences de sa femme qui a lu le livre et veut faire la même chose. Le pauvre mec, il a rien demandé, il a ses habitudes et vlan! sa femme lui balance qu'il doit la tringler 4 fois par jour, l'attacher au baldaquin et la cravacher. Oui j'ai écrit "tringler" c'est volontaire, c'est pour que tu comprennes que dans le premier tome on ne fait pas l'amour: ON BAISE. Ouais bon alors moi ça ne me fait pas fantasmer du tout. Mais je pense que c'est la traduction parce que moi dans mon imaginaire j'imagine toujours une vielle prostituée le mégot au bord des lèvres racolant le client par des : "tu baises?" Dans Fifty Shades, donc on baise et on jouit... beaucoup! Mais d'une force que si vous faites ça chez vous c'est uniquement en Heures Creuses (HC = quand les enfants sont absents). Donc là aussi, je rigole, je suis bon public et j'assume.

Quand à la qualité de l'écriture, et bien ma foi ce n'est pas dégueu, comprendre que ça se lit très bien.  Ce n'est pas de la grande prose mais cela a quand même le mérite de ne pas être aussi chiant que Une chaussure sur le Toit de V. Delecroix. C'est typiquement un style et une écriture de roman de gare ou de plage. C'est ce qu'on peut lire sans stress, qu'on peut reprendre 2 semaines après sans que être obligé de tout se retaper parce que quand même Millinium - ce chef d'oeuvre - c'était absolument génial mais les noms des personnages, on s'y perdait si on lâchait le fil. Ex: "Et Benny Nieminen poussa la porte de la remise... Rhhhaa c'est qui lui déjà??? je pige rien... faut tout reprendre à zéro." Alors qu'avec Fifty Shades c'est plus easy: "ou en étais-je déjà? ah oui biensur il l'avait ligoté sur son lit king-size et la fouettait sur la 9ème symphonie"...   

Donc au final, je vous conseille la Trilogie Fifty Shades, car:
* se détendre ça fait du bien, et lire sans se prendre au sérieux et sans prendre au sérieux ce qu'on lit c'est bon parfois,
* il faut supporter le secteur de l'édition
* grâce à tout ce que vous avez lu ici ces derniers jours, je vous ai donné les clés pour lire ce livre comme il convient pour ne pas être déçue
* j'ai fait une putain d'intro et vous me devez bien ça si vous ne l'avez pas lu : oui lire un livre moy-moy c'est là le dévouement que j'attends de vous!
* on a toujours besoin de 3 gros presse-papiers pour maintenir son tissu pendant la découpe.
* bien en évidence sur votre bureau ou sous votre bras quand vous traversez l'open space ça fera jaser Raymonde à la compta et fantasmer Luigi le stagiaire sur lequel Coyote pourrait t'en raconter de belles. (Tiens bébé, je t'envoie des lectrices! bisou bisou)
* J'ai passé au moins 20h pour écrire tout cela: nombreux brouillons, relectures, corrections... bon okay c'était pour vous faire marrer en fait et je crois que le but est atteint.


Toutefois, j'ai plusieurs confessions à faire:
1- j'avais décidé de partager avec vous des trucs inavouables mais j'ai tout effacé car malgré tout il faut savoir garder une part de mystères. (DuCanal je sais que tu es verte de ne pas savoir ce dont je voulais parler et que tu viens de penser "connasse!"... te craches pas ton café dessus. bisou bisou)(Georgette fais gaffe tu trempes l'ipad dans ta tasse. Bisou bisou aussi)(OdileauxUS il faut que tu traduises pour tes voisins. kiss kiss)(Agathe ne me proposes rien en commentaire. xx)(Coyote, si je place le mot baise dans tous mes posts plus jamais tu ne déserteras ton blog? Jures-le!)
2- si je cite tout le monde je ne suis pas couchée et il est déjà 00:23... mais je vous aime toutes, voilà c'est dit!
3- Je ne sais pas ce que je vais faire de Samantha Fever. Elle est d'ores et déjà partie skier à Aspen avec John-John. C'est te dire qu'on n'a rien en commun elle et moi... du ski, moi, jamais. Par contre, hummmm ça pourrait être une idée de thriller... 
4- A partir du prochain post plus de grossièretés parce que là je bas un record - je ne parle pas comme ça dans la vraie vie ... mais ça défoule. BAISE! oups pardon. c'était la dernière, promis juré. (Tourette sors de ce corps)


Euh pour finir -et je vous jure que c'est vrai cette fois- La vraie question est: Anastasia saura-t-elle se soumettre?... il faudra attendre le 6 février pour savoir (date de sortie du 3ème tome)

ps: j'ai pas poussé la porte du Marc Dorcel
ps2: 1 livre de poche sur 3 vendus en France est un Harlequin...

jeudi 24 janvier 2013

Gondoler à Venice - Part. 2


Ola girls! Déjà un très gros merci pour tous vos commentaires d'hier. J'ai pris énormément de plaisir à vous lire et vraiment vous me faites beaucoup rire. C'est probablement le plus belle échange qui soit. A part peut-être le message d'Agathe HoneyPie qui je pense s'est maudit tout le mercredi d'avoir eu l'idée (l'audace?) dans un état second à cause du récit de me dire: "Je te fais un dessin pour la couverture quand tu veux ! Et pour de vrai ! ". Du coup, héhéhé... illico un mail: "pour ce soir avant minuit", là j'avais ma casquette de rédacteur en chef. Et Agathe, ben Agathe elle a bossé toute la journée, un mercredi en plus avec ses enfants dans les pattes... et elle finit avant 22h! Thank you so so so much Honey (note pour plus tard: c'est un mot doux qu'il faudrait que je place dans une version anglaise d'un Harlequin) et je le prononce à la Marion Cotillard stp. C'est vraiment une jolie couverture dans un temps vraiment short et franchement elle a vachement bien bossé et je sais le boulot que ça représente. Donc deuxième couche de Thank you so so so much. 


Sans plus attendre... la suite.

Chapitre 8: Joan monte en voiture le coeur léger. La journée s'est mieux terminée qu'elle n'a commencé. Elle songe à Bill. Il est vraiment intriguant, drôle et raffiné, il a été très discret sur sa vie privée. Elle aussi mais c'est parce qu'elle s'est perdue dans la contemplation des lèvres charnues de Bill. C'est avec cette image qu'elle s'endort. Le lendemain, au bureau, elle est convoquée en salle de réunion avec la nouvelle équipe. Bobby est là également et il lui glisse: "J'ai vraiment apprécié notre déjeuner d'hier. Que dis-tu de boire un verre mercredi soir". "D'accord" lui signifie Joan d'un hochement de tête avec un sourire. Alors qu'elle pense que tout le monde est arrivé, un homme fait irruption dans la salle dans son dos. "Pardonnez mon retard". Cette voix!!! Impossible. L'homme fait le tour de la table. Face à elle se tient Bill. Mais que fait-il ici? Joan est médusée. "Je me présente: William Prince, PDG de SkyNet." Ses yeux font le tour de la table, passent sur Joan, puis reviennent sur elle. Il la déshabille du regard c'est manifeste. Joan ne sait plus que penser, pourvu que cette réunion se termine au plus vite. Bill est surpris puis amusé de la voir là, surtout qu'il l'imagine... La réunion poursuit son cours, dès qu'elle est finit Joan se sauve dans son bureau. "Ha il m'a bien piégée" peste-elle.

Notes de l'auteur: Ouh lalalalala... gros chapitre n'est-ce pas. Bobby est toujours dans le décor comme tu peux le constater. TADAM, là je te place le gros Quiproquo que biensur tu n'as pas vu venir trop occupée à penser qu'aucun de tes collègues ne t'a jamais invité à prendre un verre après le boulot. En fait Bill c'est le diminutif de Williams! Ouaip! Bon là, vu que je te l'avais dit dans la description du personnage hier ce n'est pas vraiment une surprise. Mais maintenant tu sais que Bill est ultra friqué et que donc il devient vraiment un personnage plein de profondeurs.

Chapitre 9: On toque à la porte. Bill rentre. "Joan, quelle surprise, si je m'attendais" dit-il enjoué. "Vous ne lisez pas la liste des noms de vos nouveaux employés?" dit-elle sèchement. "Je suis une personne importante, j'ai des assistantes pour cela". Des assistantes au féminin pluriel songe Joan avant de se dire: non mais t'es jalouse ou quoi, tu débloques.  "Monsieur Prince, j'ai du travail et vous n'êtes pas sans savoir que votre idée de délocalisation ne vous rend pas populaire. Que voulez-vous?" "Allons allons Joan, appelez moi Bill" dit-il. "Certainement pas Monsieur Prince" en soutenant son regard. Rêve-t-elle ou son regard est de braise à cet instant précis. Bill s'approche d'elle, elle pourrait presque le toucher et elle sent son odeur musqué: il sent si bon. "Voyons, biensur que si... et si nous allions prendre un verre ce soir pour continuer notre conversation qui m'a mis l'eau à la bouche et je ne parle pas de nourriture thailandaise." Joan a les jambes en coton et c'est à cet instant précis que Bobby fait irruption dans le bureau. Une intervention que Joan juge opportune. "Je vous interromps?"  dit-il en fronçant les sourcils. "Pas du tout" dit Bill en se reculant, "nous avions finis. A plus tard... Joan." Bobby et Joan sont seuls dans le bureau: "Tu le connais ce type?" argue Bobby méfiant. "Oui, non, enfin si un peu, on s'est croisé." Joan est confuse, elle remet de l'ordre dans ses pensées: quel sale type ce Bill et Bobby qui lui parle de manière agressive. Que lui arrive-t-il? Pourquoi se justifie-t-elle. Elle décide de revenir en mode pro: "Et si on planchait sur tes idées?".

Notes de l'auteur: Après le choc du précédent chapitre tu as tourné les pages avec un peu plus de précipitations que de coutume. Tu n'es pas déçue, je pense. En principe Bill vient dans son bureau avec une seule idée en tête: lui sauter dessus, arracher ses fringues (lui il ne sait pas qu'ils sont à Sonia) et la culbuter. Comme tu es maligne et plutôt coquine, je n'ai pas besoin de le préciser dans le récit. Et au pire si tu ne comprends pas les messages subliminaux libre à toi de penser que Bill la rejoint pour lui proposer une augmentation sans condition. Enfin en tous les cas, un bureau c'est une pièce close donc Ma qué calor aqui! Oui tu sens la tension (sexuelle) qui s'installe entre les deux. Mais une fois de plus Joan fait sa pimbêche, tu as envie de crier: "Gourdasse, prends le sur le canapé!". Oui, tu as raison, elle ne pige rien cette meuf mais le pire dans tout cela c'est que Bobby intervient. Et là... héhéhé... ben Bobby forcément tu trouves qu'il ne mérite pas son capital sympathie: "Bob' tu fais chier là!"
Heureusement Joan a pas mal de sang froid (synonyme de frigide) et elle se remet au boulot. Toi tu es verte et tu te dis qu'à sa place tu te serais peut-être enfermée avec les deux mecs dans ton bureau. Mais je vais te dire un truc qui va te choquer: même pas cap' !

Chapitre 10: Joan est fourbue. Avec Bobby, l'équipe de créatifs et de communication ils ont enchaînés les réunions. Il est 22h et elle tombe de sommeil. Elle est la dernière. Sur le parking, elle constate avec rage qu'un de ses pneus est dégonflé et que son portable est à plat, elle ne peut pas appeler une dépanneuse. Résignée elle repart vers les bureaux pour passer un coup de téléphone. Lorsqu'elle rentre dans le bâtiment  elle entend: "Vous travaillez tard, Joan". Bill! Ce type est vraiment partout songe-t-elle. Prise au dépourvu elle bégaie: "Voiture, pneu à plat, téléphone aussi". Bon sang reprends toi Joan se dit-elle. "Bien, alors laissez moi vous aider. Je vais vous raccompagner. Laissez votre voiture sur place une dépanneuse viendra demain matin" dit-il. "Non vraiment, je peux attendre la dépanneuse." répond-elle. "J'insiste" dit-il en se rapprochant dangereusement et en déshabillant du regard. Joan ne dit pas non... et puis elle est si fatiguée. Joan monte dans le véhicule de Bill. L'odeur masculine du cuir et le parfum de Bill embaument l'habitacle. Hummm ce parfum, songe Joan. La route se fait en silence. Soudain Bill ralentit et se gare. "Que faites-vous?" dit Joan alarmée. "Vous êtes pâles, vous avez besoin de manger. Ce resto sert assez tard et de plus il est excellent". "Ai-je le choix?" répond Joan. "Non" lui répond-il en lui ouvrant la portière. Bill passe commande pour eux deux et la regarde dans les yeux en souriant. Joan se sent fondre et d'un coup elle se met à parler et à rire avec lui, la nourriture est excellent et le vin grisant. A vrai dire l'alcool la désinhibe.  C'est si agréable pense-t-elle. Après le repas dans la voiture ils continuent à discuter et arrivés devant chez elle, elle est bien et elle ne veut pas le quitter. "Merci pour cette soirée Joan, ce fut très instructif et... agréable" dit-il en plissant les yeux. Sa voix est rauque. Son regard gris est hypnotisant.  Soudain il se penche sur Joan et l'embrasse. Dix secondes elle tente de résister mais Oh mon Dieu c'est bon et il embrasse si bien soupire Joan. Leurs lèvres se détachent  Non, non, non encore supplie-t-elle intérieurement  Sans qu'elle ne s'en rende compte ils sont chez elle. Les morceaux d'étoffes se disséminent jusqu'à la porte de sa chambre. Leurs corps semblent être fait pour s'entendre. Toucher Bill c'est se noyer dans un délire, parcourir ses muscles, passer ses doigts dans la petite toison qu'il a sur le torse, Joan succombe rapidement. L'infini douceur de la peau de Joan, ses seins, ses reins, la cambrure de son dos : une corne d'abondance qui fait basculer Bill. Il font l'amour sauvagement et bruyamment. Oh mon Dieu c'était tellement incroyable songe Joan qui n'a jamais connu cela. Elle flotte et tout fini dans une folie orgasmique. L'intensité de leurs ébats, les laisse en sueur, éreintés et ils ne tardent pas à s'endormir lovés l'un contre l'autre. Quelques heures plus tard, Bill est réveillé et  regarde Joan dormir. A-t-il fait une erreur? C'est une employée. Non, certainement pas. C'est plus. Joan est différente des autres filles. Il l'aime déjà mais elle le saura bien assez tôt. Il s'habille dans le noir et rentre chez lui.

Notes de l'auteur: Dans ce chapitre, je fais en sorte qu'il arrive des tuiles à Joan, parce que là avec toutes ses boulettes tu commences à ne plus pouvoir la sentir, donc un brin de Cosette ce n'est pas la panacée  Bill is back! et il l'embarque dans sa grosse bagnole. Tu remarqueras que je ne cite pas de marque ni pour la bagnole, ni pour le parfum comme cela tu peux mieux te projeter. Bill il fait fondre les culottes les filles et Joan est docile. Avoues qu'un instant tu t'es dit qu'il allait lui faire le coup de la panne? (si si j'en suis certaine) En même temps elle a la dâle et va bientôt perdre son boulot, autant qu'elle fasse des réserves. Ensuite, ben forcément tu as compris, toi, que Bill kiffe Joan depuis le début avec sa perche (oui là c'est sexuel) alors je te livre une scène de sexe sans rentrer dans les détails pour que tu sois un peu frustrée mais aussi parce que c'est moins bestial, rajoute que si tu as 12 ans et que tu me lis, je vais me faire virer de chez Blogger. Sans rire: dans un Harlequin tu n'auras jamais de détail du style: "mais comme il est bien monté" ou "dis moi des mots sales". De même que des détails techniques genre la position 19 du Kamasutra, sont largement occultés afin que chacune puisse imaginer la scène qui convient à ses fantasmes. J'ai respecté deux codes obligatoires de la Bible Harlequin :1- Oui Bill a du poil sur le torse, juste un peu, mais j'ignore pourquoi on nous oblige à les faire poilu (perso j'aime pas) 2- j'ai incorporé Dieu dans l'histoire car c'est très américain, tu comprends? Le marché il est là-bas pour moi. Bill tu vois c'est quand même un coeur tendre, il regarde sa douce dormir et il rentre chez lui, il est clair-voyant il sait qu'au réveil elle regrettera d'être passée à l'acte et autant se faire désirer. Là tu te dis qu'il est soit machiavélique, soit sadique, soit choupinet. Aucune réponse n'est la bonne: il est 5h du mat' et il part faire son footing.

Chapitre 11: Lorsque Joan se réveille, un mal de tête lui vrille le crâne pourtant elle se sent bien, apaisée quand soudain elle prend conscience de ce qui s'est passé la nuit dernière. Oh non, oh non, qu'ai-je fait? Elle se lève et prend une douche rapidement avant de s'habiller. En rentrant dans la cuisine elle croise Sonia qui lui offre un grand sourire ponctué d'un "Alors??? qui est-ce???" Joan rougit du bout des lèvres: "C'est mon patron et ça ne se reproduira plus". Sonia est estomaquée. Joan la laisse plantée dans la cuisine la bouche ouverte et file attraper un taxi. Pendant le trajet, Joan n'espère qu'une chose: ne pas croiser Bill. Pourtant son coeur en crève d'envie. C'est déroutant. En fin de journée, aucune nouvelle de Bill. Joan est soulagée et en colère en même temps: elle n'a pas arrêté de penser à lui. Bobby passe la tête par sa porte: "Je passe te prendre à 19h chez toi?". Elle reste étonnée. "Toi et moi, prendre un verre, ce soir? tu te souviens?" ... "non non biensur, excuses moi j'ai la tête ailleurs, c'est d'accord pour 19h."

Notes de l'auteur: à travers ce chapitre Joan est mi-figue mi-raisin. Where is Bill, this is the question? mais bon heureusement Bobby me fournit un alibi pour changer de chapitre.

Chapitre 12: Sitôt rentrée à la maison, Joan se change et choisi d'emprunter une petite robe noire à Sonia. Bobby est ponctuel. Il la conduit dans un lounge bar, plus lounge que bar d'ailleurs pense Joan. L'atmosphère est tamisée et bien que la conversation de Bobby soit plaisante, Joan note qu'il est vraiment très tactile. Cela lui déplaît  A 21h elle décide de lui demander de la raccompagner. Dans la voiture elle est mal à l'aise. Devant chez elle elle remercie Bobby pour le verre mais quand elle tente d'ouvrir la portière Bobby lui saisit le visage et l'embrasse de force. "Aller, je sais que tu en as envie" dit Bobby en glissant sa main entre les cuisses de Joan. Joan le repousse en vain. Soudain la portière conducteur s'ouvre et Bobby est tiré en arrière. Une dispute, des bruits de coups. Bill est là, Joan a reconnu sa voix. Sortie de la voiture, elle remet de l'ordre dans sa tenue, rendue fébrile par l'acte odieux de Bobby mais aussi par la présence de Bill. Que faisait-il là? Que va-t-il penser? songe-t-elle. Bill menace Bobby qui file après avoir lancé un regard noir à Joan désemparée. Joan et Bill restent seuls sur le trottoir. "Merci" dit-elle ne sachant quoi dire d'autre.  Bill ne dit rien lui non plus, il est excédé. Il tourne son regard vers Joan, il est en colère. Alors que Joan se rappelait leur douce nuance de gris, elle ne voit plus qu'un noir regard perçant.  Elle tente de lui dire: "Ce n'est pas ce que tu crois, je..." "Rentres chez toi" aboie-t-il. Joan s'enfuie en claquant la porte et se vide de larmes toute la nuit.

Notes de l'auteur: okay alors là... tu te doutes bien que c'est la scène de violence, de jalousie, de clash. Bobby maintenant tu le trouves vraiment pas cool. Joan se retrouve dans une position inconfortable. En même temps, tu me diras qu'elle l'a bien cherché. Tu n'as pas tort mais tu sais... c'est Joan. Bill est furieux, tu l'imagines furieux?... tu notes que bizarrement dans les récits d'amour un homme en colère et encore plus séduisant. C'est dingue, non?
Bill répudie Joan. C'est pas cool parce que ça veut dire qu'il n'y aura pas de sexe dans ce chapitre, mais continues à lire.

Chapitre 13: Une nouvelle convocation de la direction. C'est la dernière chance pour les créatifs et la com d'exposer leurs idées qui éviteront la délocalisation. Joan a beaucoup travaillé avec eux ces derniers jours. Depuis le matin, elle s'est résolue à ne plus parler à Bill. Penser à Bill lui fait trop de mal. Mais pourquoi y attache-t-elle autant d'importance. C'est incompréhensible. Elle voudrait chasser ses idées noires pour se concentrer mais Bobby est là et flirte avec Brenda la stagiaire en charge des plannings. Bobby tourne son visage abîmé par les coups reçus la veille et lance un regard méprisant à Joan. Joan s'asseoit aussi loin que possible de ce pervers.
"Nous attendons Mr Prince qui souhaite être présent à cette réunion" lance une assistante blonde platine d'un ton piquant."Je suis certaine qu'elle et Bill... non cesse de penser à cela, ça ne te concerne pas pense Joan. Bill rentre dans la salle de réunion, Joan détourne instinctivement son regard. L'équipe expose ses solutions pour éviter la délocalisation. "Qu'en pensez-vous Mr Prince? Est-ce acceptable?" C'est la seconde fois que cette question est posée, Joan détache les yeux de son bloc-note et s'aperçoit que Bill ne la quitte pas des yeux. Son regarde est toujours aussi noir et son visage figé.  La question est reposée à Bill. Il détourne les yeux, se lève et répond un "NON" puis quitte la salle.
Tout le monde est consterné. Joan est en colère, de quel droit ose-t-il?

Notes de l'auteur: oh lalalalala, la tension est palpable dans le triangle Bobby, Joan, Bill. Là je voudrais te faire remarquer quelque chose: as-tu remarqué que j'utilise beaucoup plus d'adjectifs pour décrire Joan et ses états d'âme que pour ceux de Bill que je survole? Et bien figures-toi qu'en faisant cela, j'accentue la détresse (la stupidité) de Joan face aux émotions, tandis que Bill passe pour un homme très sûr de lui sauf quand il pète un câble avec Bobby.

Chapitre 14: Joan rentre chez elle. Elle ne décolère pas. Pétal gratte à la porte et réclame une sortie. Pourquoi pas? cela défoulera la chienne et elle aussi. Une fois sur la plage, Joan ne sait plus si elle est en colère contre son patron où contre Bill. Ses pas la mène malgré elle face à la maison de Bill où Sky fait la fête à Pétal. Alarmé par le bruit de son chien, Bill descend de sa terrasse. Joan et lui sont face à face. Son regard est si dur: "Que veux-tu?" Joan prend une grande inspiration: "Bill je ne sais pas ce que tu as cru hier soir mais si ta décision de ce jour est motivée par ce que tu as interrompu, saches que tu fais fausse route: les idées sont vraiment viables pour sauver les emplois, relis les propositions. S'il te plait". Bill la regarde toujours droit dans les yeux. Elle fini par baisser le regard. "Qu'y a-t-il entre toi et ce garçon?" demande-t-il abruptement. "Rien et c'est tout ce que tu as besoin de savoir" répond elle avant de tourner les talons. Elle s'éloigne non pas parce qu'il lui fait peur mais parce qu'elle a envie de tendre le bras pour le toucher, l'embrasser. Elle commence à se douter pourquoi il l'obsède autant.

Notes de l'auteur: j'avais terminé le précédent chapitre par une indignation de Joan et je continue ici. C'est là que je lui fais prendre son courage à deux mains. Malgré cela j'introduis quand même une mini-tension sexuelle entre les deux protagonistes. Là tu te dis: "vas-y Joan, te laisses pas faire". Tu l'estimes un peu plus et tu prends faits et causes pour elle désormais. Oui, je sais, je viens de te manipuler... 

Chapitre 15: Voilà plusieurs jours que Joan broie du noir. Bill n'est pas réapparu dans les locaux de Vibration. Plusieurs fois elle a cru l'apercevoir mais c'était de veines illusions. Est-ce cela être amoureuse? avoir le coeur qui palpite dès qu'on croit apercevoir l'être désiré. Une sonnerie l'alerte de l'arrivée d'un nouveau message. Une note de service adressée à tout le personnel avec une pièce jointe. Quel choc! La nouvelle direction a décidé d'accepter les propositions et les emplois ne seront pas délocalisés. Dans tous les bureaux c'est la liesse. Une nouvelle sonnerie, un nouvel email: "Tu avais raison pour les propositions. Bill". Joan sourie malgré elle... mais elle est déçue de ce mail si court. Qu'attendait-elle? une déclaration? Peut-être. Allons fillette réveille-toi, Bill n'a pas le temps pour la bagatelle.

Note de l'auteur: Joan se pose beaucoup de questions. C'est une femme et là on se reconnaîtra toutes. Note aussi qu'elle se fait beaucoup de films, et là tu te demandes peut-être si cette fille ce n'est pas toi en fait. (Arrêtes-moi si j'ai tort!)

Chapitre 16: Le soir-même Joan sort avec des collègues fêter la bonne nouvelle. Bien que l'ambiance soit festive, elle est ailleurs, pensive. Lorsqu'elle sort du bar, une voiture familière est garée devant, la vitre fumée descend. C'est Bill. Joan s'avance timidement. "Merci" dit-elle. Bill la regarde avec des yeux qui la déshabille du regard, à cet instant il la trouve plus que belle et n'a qu'une envie: la posséder. "Monte" dit-il dans ce qui ressemble plus à un ordre qu'à une invitation. Joan obtempère trop heureuse de le revoir même si elle est inquiète du ton qu'il emploie avec elle. Bill la conduit chez lui. Sur sa terrasse, Joan découvre une table dressée pour deux. "Tu reçois?" demande-t-elle un brin jalouse. Malgré lui, Bill sourie: "oui j'attends une très belle femme de caractère". Quel goujat. "Grand bien te fasse" rétorque-t-elle. Bill éclate de rire, c'est si drôle de taquiner Joan qui comprend enfin dans un "oh..." Le soleil se couche, Bill s'approche d'elle: "Tu avais raison pour les propositions, elles étaient toutes très bonnes. Je me suis laissé aveugler par... et bien tu sais. Mais te voir avec cet homme m'a tellement mis en colère. Je suis devenu fou. C'est la première fois que cela arrive, comprends-tu ce que cela implique?" Joan ne sait que dire, là tout de suite, elle est entrain de fondre sous les derniers rayons du soleil couchant. Avant que Bill ne la serre tendrement dans ses bras en cherchant sa bouche, elle a juste le temps dans un souffle de murmurer: "oui".

Notes de l'auteur: oui Bill est revenu. Et pas qu'un peu, il te parle et il me parle cet homme. Je te glisse un peu d'humour sur la fin et ton coeur fond. Et toi, tu sais tout ce que ça implique, comme Joan à la fin qui pige enfin et se laisse aller.Bon je sais tu es déçue parce qu'il n'y a pas une seconde scène de sexe, mais c'est comme cela qu'est construit un Harlequin, on te fait croire que... mais non!

FIN

Et voilà, c'est fini. J'espère que tu as ri autant que moi. Tu as là tous les ingrédients pour savoir à quoi ressemble un Harlequin, donc ne te donnes pas la peine d'aller en acheter un ou alors si et je te garantis que ta lecture sera parasitée par le souvenir de ce post. Bon, je te dis à demain (décidément on ne se quitte plus) car j'ai encore plein de choses à te dire.